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Négociation de l’intéressement 2018-2020 : la direction accède à certaines de nos demandes

Alors que nous ne sommes plus que deux organisations syndicales (sur trois) à la table des négociations de l’accord intéressement 2018-2020 (rappelons que la CFE-CGC a claqué la porte il y a quelques mois), la direction fait un pas en avant vis-à-vis de nos demandes.

La négociation n’est pas terminée. Mais d’ores et déjà, la direction accepte le principe d’un déclenchement de l’intéressement dès l’atteinte de 50% de l’objectif, avec progression linéaire jusqu’à 100%. Rappelons que dans le précédent accord (que nous avions refusé de signer), le déclenchement n’avait lieu qu’à 90% de l’atteinte de l’objectif. Ce qui a eu pour conséquence de priver les filiales OCD et Orange Consulting d’intéressement depuis deux ans, faisant nombre de mécontents.

L’abaissement de ce seuil de déclenchement constituait l’une de nos demandes essentielles.

Par ailleurs, la direction accepte que certains indicateurs ne soient plus définis par des taux, difficiles à appréhender, mais par des montants consolidés.

Enfin, ainsi que nous le demandions, la direction introduit plus de collectif entre les filiales dans la distribution de l’intéressement. Ceci permettra de tenir compte de la future organisation OBS SA qui prévoit de fusionner les filiales NRS. En effet, lorsque l’on appartient à la même entreprise, les différences de traitement ne se justifient plus.

C’est un premier pas vers l’harmonisation et l’équité, mais il reste insuffisant. En effet, la direction  ne va pas assez loin puisqu’elle maintient l’individualisation de la surperformance.

Son calcul risque de pénaliser encore certaines filiales, notamment OAB. Rappelons que le calcul actuel ne permet pas à OAB d’atteindre le plafond de surperformances quels que soient les résultats obtenus.

La négociation se poursuit et la CGT NRS a bon espoir d’obtenir un accord plus favorable pour l’ensemble des salarié·e·s NRS.

Mutuelle : NRS va changer son gestionnaire prévoyance et santé

Vous l’avez peut-être remarqué vous-même, les services délivrés par notre gestionnaire prévoyance et santé, CETIM, se sont relativement dégradés depuis le début de l’année : erreurs à répétition, délais de remboursement ou de demande d’autorisation parfois très longs, difficulté à joindre un correspondant,…

C’est la raison pour laquelle la direction de NRS, en concertation avec les organisations syndicales et le CCE a décidé de stopper son contrat avec CETIM et de rechercher un autre prestataire. Un appel d’offre été lancé il y a quelques semaines auprès de 5 sociétés.

Le prestataire retenu devrait être connu en juin, pour un changement effectif de centre de gestion en octobre.

Conscient que la contribution des salarié·e·s  aux frais de santé s’est déjà beaucoup alourdie ces derniers mois (imposition de la part employeur, surcomplémentaire obligatoire, etc.), la CGT NRS veillera à ce que ce changement de centre de gestion se fasse à coût constant pour les salarié·e·s.

 

NAO 2018 : La direction va-t-elle privilégier ses salarié·e·s ou les actionnaires ?

"La France est le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires", assure le rapport intitulé "CAC 40: des profits sans partage", réalisé par Oxfam et le Bureau d'analyses sociétale pour une information citoyenne (Basic).

Selon cette étude, les groupes français ont "reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires sous forme de dividendes (depuis 2009)", soit deux fois plus que dans les années 2000, "ne laissant que 27,3% au réinvestissement et 5,3% aux salarié·e·s".

Qu’en est-il à NRS ?

NRS remonte à sa maison mère Orange SA une grande partie de ses bénéfices, sous forme diverse, management fees, frais de marques, intérêts d’emprunt…

Au total ce sont près de 12 M€ qui ont été remontés en 2016. Ces sommes ne profitent ni aux salarié·e·s  de NRS, ni au réinvestissement.

A comparer à l’enveloppe NAO 2017 + intéressement : 5,5 M€ soit +2 fois moins pour les salarié·e·s… qui produisent la richesse de l’entreprise.

Les négociations NAO 2018 viennent de débuter dans les filiales NRS.

Qu’en sortira-t-il ? Nous ne le savons pas. Mais rappelons qu’à Orange aucun accord n’a été trouvé avec les syndicats. Ce n’est pas de bon augure…

 

26 mai - Marée populaire

La CGT NRS appelle les salarié·e·s à participer partout en France à la « marée populaire » du samedi 26 mai pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, ainsi qu’à toute les actions et mobilisations visant à stopper et faire reculer les régressions sociales promues par le gouvernement.