Plus de souplesse dans les horaires collectifs de travail ?

Suite au tollé provoqué par le passage forcé et illégal de nombreux « cadres autonomes » à « cadres intégrés » dû à l’accord sur le temps de travail d’avril 2016, la direction a décidé de revoir sa position sans pour autant dénoncer l’accord.

Aujourd’hui, elle dit vouloir ajouter un peu plus de souplesse, en élargissant la plage horaire d’ouverture des sites. Pourquoi pas ? Mais le risque, c’est que les salariés qui ont déjà du mal à faire valoir leurs heures sup’, se sentiront d’autant moins légitimes à les réclamer !...

 

OCD : Nouvelle gouvernance

Après Global Services et OAB, c’est au tour d’Orange Cyber Défense (OCD) de devenir une « Stratégic Business Unit ». Qu’est que ça changera ?

OCD sera désormais suivie au plus près par le directeur d’Orange Business Services, qui bénéficiera d’un reporting direct et pilotera la stratégie. Plus de travail pour le service financier en perspective… Et quelle autonomie pour la direction OCD ?


OAB : Création d’une DSI dédiée

Jusqu’alors la politique de NRS consistait à regrouper et mutualiser les différents services type DSI, comptabilité, paie, services généraux, … au niveau de NRS. Changement de cap pour la filiale OAB ! En contradiction avec cette politique, une DSI spécifique est créée à OAB, elle gérera les besoins de la filiale. Les autres filiales ne sont pas concernées et la direction nous affirme que la DSI est le seul service partagé mis en cause. Meilleure efficacité ou risque de zizanie entre DSI NRS et DSI OAB ?

 

Basculement forcé des cadres autonomes : Tu veux ou tu veux pas ? - Ben, c’est pareil…

L’accord sur le temps de travail signé le 13 avril 2016 par la CFDT et la CFE-CGC entre désormais en vigueur. Pour rappel, cet accord auquel la CGT NRS s’est opposée, entérine le basculement forcé des cadres autonomes en cadres intégrés. 300 salariés sont concernés, 20% des effectifs !

La quasi-totalité des cadres autonomes ! Pour faire simple, seuls en sont exclus les membres du CODIR, les responsables de département, ou de DM, ainsi que certains commerciaux. Au vue des retours qu’on nous fait déjà, cette mesure suscite un vrai tollé !

Afin de contractualiser ce basculement, un avenant est proposé à chaque salarié. Chacun est libre de signer ou de refuser… Mais si on ne signe pas, le basculement s’imposera quand même (!) et il sera effectif sur la paie de janvier.

Pour se justifier, la direction nous explique qu’il s’agit de remettre de l’ordre dans une pratique historique.  En effet, par le passé, l’entreprise poussait les nouveaux embauchés à signer un contrat « cadre autonome ». Ce qui permettait de s’affranchir des heures supplémentaires. Naïvement, nous demandons donc le paiement de ces heures sup. effectuées et non payées depuis des années... Pas question ! nous rétorque-t-on. Et pour cause, la vraie raison de ce basculement forcé est d’éviter de devoir aligner le salaire de nombreux « cadres autonomes » sur les minimas conventionnels.

 

Ce passage en force est illégal, un avenant au contrat de travail doit être signé par le salarié pour être valablement accepté.

  • Si vous êtes concernés et mécontents de ce passage en force, contactez-nous : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Et surtout, à titre conservatoire, ne signez pas !

 

 

N’AUTRE INFO

Orange NRS

OAB - OC - OCD - OCWs


Négo temps de travail : basculement forcé des cadres autonomes en cadres intégrés

Au cours du dernier CCE qui s’est tenu le 31 mars (jour de grève), la direction de NRS nous a présenté le nouvel accord sur le temps de travail. Entre autres mesures, cet accord prévoit de basculer un grand nombre de cadres autonomes (forfait-jours) en cadres intégrés (37h/sem), sans leur demander leur avis. Plus de 400 personnes seraient potentiellement concernées.

Si nous pensons qu’un salarié sans réelle autonomie (pas de gestion « libre » de son temps, ni d’encadrement) doit être cadre intégré, ceci afin d’éviter les dérives de temps de travail et se faire payer des heures sup’… par contre, il s’avère que pour certains cadres autonomes, cette mesure forcée, sans contrepartie, est vécue comme une rétrogradation et un préjudice tandis qu’elle les assujettit aux horaires collectifs contre leur volonté.

De plus, rien ne garantit que demain les heures sup’ seront effectivement payées, car l’accord sur le temps de travail NRS semble remettre en cause leur paiement ! En effet, il omet volontairement de préciser que les heures sup’ seront comptabilisées et payées de façon mensuelle, alors que c’est l’usage aujourd’hui. Ce qui laisse supposer que demain il pourra être procédé à un lissage annuel des heures sup’ (voire sur 3 ans comme le recommande le projet El Khomri). Ce qui reviendrait à ne plus payer aucune heure sup’ ! A ce jour, la direction se défend d’une telle idée… A bon entendeur…

Pour la direction, c’est « tout bénéf » car il ne sera plus nécessaire de respecter les minima salariaux de certains cadres autonomes (120% des minima conventionnels).

Sur le droit à la déconnexion, la direction a anticipé sur le projet de loi en proposant une charte (décision unilatérale), transformant le droit du salarié en devoir de déconnexion. Ce qui revient à transférer la responsabilité de l’employeur vers le salarié…

La CGT NRS ne signera pas cet accord, car moins disant pour les salariés et sans aucune plus-value.

Malheureusement, si la CFE-CGC et la CFDT le signent, ce qui serait le cas aux dernières nouvelles, ces mesures s’appliqueront à tous !

Pour éviter les contestations et mieux faire passer la pilule, la direction compte faire une grande opération de com’, avec diffusion de « motion designs » (néologisme de clip vidéo).

Serez-vous dupe ?

La CGT NRS ne signera pas l'accord NAO de l'UES NRS pour les raisons suivantes :

 

La CGT NRS déplore que la direction ait refusé de fournir les informations économiques et financières  permettant de juger de la valeur et de la pertinence de ses propositions en matière d'augmentation salariale. Informations garantissant la loyauté et la bonne foi de vraies négociations.

Concernant les mesures générales d'augmentation salariale, la CGT NRS demande une enveloppe collective (sous forme d'augmentation ou de prime) garantissant à chacun le maintien de son pouvoir d'achat et une enveloppe de mesures individuelles managériales, avec un cadre clairement défini pour favoriser une équité de traitement entre tous les salariés, limiter les dérives managériales et traiter les situations de dé-positionnement salariaux.

La CGT NRS n'est pas favorable à la reconduction d'un budget convivialité. En effet, nous estimons que ces mesures sont du registre de l'environnement de travail et que par conséquent elle doivent être prises en charge par la direction sur son budget services généraux et non pas sur l'enveloppe d'augmentation des salariés. De plus, vu les délais anormalement longs de mise en œuvre et vu les reliquats sur ce budget, la CGT NRS demande l’abandon définitif de cette mesure et l’intégration du reliquat 2015 dans l’enveloppe NAO 2016.

La CGT NRS n'est pas favorable aux mesures "d'émiettage", telle qu'une revalorisation très minime des TR, ni à une modification non judicieuse des ASA. Quitte à modifier les ASA, la CGT NRS souhaite que ce soit pour être, à minima, au niveau de ce qui existe au niveau du groupe Orange (ex: jours enfants malades).

La CGT NRS regrette qu'une partie des salariés soient d'emblée exclus des NAO 2016, à savoir les salariés embauchés après le 31 décembre 2014.

La CGT NRS regrette également que l'assiette de calcul de l'enveloppe NAO soit minimisée en excluant les primes et parts variables, alors que celles-ci font pourtant l'objet d'augmentations qui sont prises sur le budget des NAO.

NAO 2016 : Un retour à l’époque de la GUERRE DU FEU ?

Des principes d’un autre âge ! Voici ce qui ressort de la 3ème réunion de négociation NAO qui s’est tenue le 1er mars avec la direction :

  • Pas d’augmentation générale, malgré notre demande. Une sélectivité basée exclusivement sur la « performance individuelle ».
  • Pas d’enveloppe dédiée à une population spécifique.
  • Exclusion d’emblée d’une partie des salariés: tout salarié embauché en 2015 est exclu du dispositif NAO. Ainsi, un salarié qui aurait 18 mois d’ancienneté au moment de la distribution de l’enveloppe (en juin par exemple) ne se verra pas augmenté. Par contre, les salariés sur le départ, même démissionnaires, sont aujourd’hui éligibles, privant potentiellement un collègue d’une augmentation.
  • Toute décision d’augmentation sera d’un minimum de 1% du salaire annuel brut (que ce soit pour cadres ou non cadres). Un montant inférieur à l’année dernière qui était à 1,5% !
  • Une assiette de calcul d’enveloppe qui exclut les primes et les parts variables. Celle-ci sera uniquement basée sur la somme des salaires fixes annuels, ce qui n’est pas la pratique courante dans les entreprises. La raison de ce choix ? Le fait d’exclure de l’assiette, les primes, les parts variables et les salaires des nouveaux embauchés aura pour effet de diminuer le montant de l’enveloppe à distribuer, ainsi le pourcentage d’augmentation affiché sera gonflé artificiellement. Une opération de com’ de la direction pour faire passer la pilule.
  • Bref… Une entrée en matière pas très brillante malgré les excellents résultats du groupe.

Après les cacahuètes, les allumettes ?

 

Point financier 2015 : de bons résultats pour NRS

L’année 2015 a présenté une forte croissance du chiffre d’affaires externe de NRS, tirée par le négoce notamment chez ex-Obiane, compensant une diminution du CA réalisé avec le groupe. Le chiffre d’affaires services progresse de +3,8% par rapport à l’année précédente. Une bonne nouvelle dans cette période de crise nationale !

Le résultat (EBITDA) 2015 est supérieur au budget (prévisions), mais en décroissance par rapport à 2014, le Capex (investissements) a été en forte croissance, essentiellement lié à des investissements sur les périmètres OAB et ex-Obiane, notamment dans le Cloud. Le cash-flow (trésorerie finale) est supérieur au budget mais en décroissance par rapport à 2014 du fait de l’augmentation des investissements.

Les salariés des 3 filiales toucheront donc l’intéressement cette année : Obiane et Consulting en totalité, OAB en partie seulement, alors que les résultats sont supérieurs aux prévisions…