CGT NRS : 44% des suffrages, 0 élu !

Cherchez l'erreur !

 

Le 7 septembre le collège désignatif (élus DP et élus CE) a été réuni à Paris afin de désigner des membres pour les trois sièges vacants du CHSCT national d’OAB.

En effet, il y a eu deux démissions et un siège était non-pourvu lors de la première désignation de janvier.

Le mode de scrutin pour la désignation est un scrutin de liste avec représentation proportionnelle à la plus forte moyenne et à un seul tour (idem élection politique).

Le collège désignatif était composé de 14 élus CFDT et CFE-CGC et de 11 élus CGT-NRS.

Les élus CFDT-CFE-CGC ont décidé de s’appuyer scrupuleusement sur l’accord abusif imposé par la direction en juillet 2014 qui régit le CHSCT. Cet accord prévoit que le CHSCT national sera composé de membres issus de sites différents (ex : 2 pour Bordeaux ; 1 pour Toulouse ; Nantes 2 ; etc.), pour soit disant mieux représenter les salariés localement.

Non seulement, cela ne garantit en rien que les salariés sont mieux représentés, car chaque élu local est isolé et n’est pas habilité à prendre des décisions locales seul, mais pire, cette pratique se révèle anti-démocratique dans les faits.

L’expertise des comptes : un outil pour défendre l’emploi et les salaires

Il y a quelques semaines La CGT NRS vous alertait sur le fait que les élus CFE-CGC, disposant de la majorité absolue au CE (6 voix sur 11), avaient décidé de supprimer une avancée sociale majeure en votant contre la mission d’expertise des comptes de l’entreprise par un cabinet d’experts comptables indépendant.

Aujourd’hui ces mêmes élus demandent des informations financières à la direction pour que la commission économique du CE qu’ils dirigent, étudie elle-même ces informations en lieu et place du cabinet d’experts auquel le CE avait l’habitude de faire appel jusque-là.

 

 

Lors de notre passage sur différents sites, un fort mécontentement s’est exprimé de la part des salariés sur la politique salariale et l’accord « Négociation Annuelle Obligatoire » (NAO) proposé par la direction.

 

La dernière réponse de la direction :

 

  • 1,45% de la masses des salaries des salariés éligibles (MSE), soit environ 1 M€.

Avec une augmentation minimum de 1,5% et une enveloppe qui comprend également le « comité carrière » le nombre de bénéficiaires sera objectivement très limité !

Pour rappel les dividendes qui seront remontés à NRS seront de 5 M€ soit 7,3% de la MSE !

  • Un budget de primes exceptionnelles de 125 000 €.

Avec un minimum de 500 € il n’y aura que 250 « chanceux » maximum.

  • Un budget « convivialité » de 60 000 € , dont personne ne sait à quoi il va servir concrètement

 

La Société des Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF), a diffusé ce jour sa 26ème enquête socio-professionnelle sur la situation des ingénieurs, réalisée en mars et avril 2015 sur la base de chiffres 2014.

Près de 55000 réponses ont été recueillies cette année, auprès des 175 associations d’ingénieurs diplômés adhérentes à IESF qui on t invité leurs adhérents à répondre au questionnaire très détaillé qui leur était proposé par Internet.

Les ingénieurs et scientifiques représentes 4% de la population française, avec 1 000 000 d’ingénieurs et de scientifiques et 200 000 chercheurs.

Les ingénieurs en sociétés de services représentent 16,1% des ingénieurs et scientifiques (en 2014).

Organisation de l’opacité des comptes de l’entreprise

 

Jusque-là, la CGT-NRS a toujours veillé à ce qu’un cabinet d’experts indépendants et objectifs étudie annuellement les comptes de l’entreprise et en fasse une restitution, comme le prévoit la loi.

Malheureusement, à l’occasion de ce présent CE les élus CFE-CGC, disposant de la majorité absolue (6 voix sur 11), ont décidé à l’unanimité de supprimer cette avancée sociale, en votant contre la mission d’expertise.