Malgré l’hostilité de la majorité de la population à une loi qui va nous précariser toujours plus, le gouvernement s’entête. Il passe maintenant à l’assaut de la Sécurité Sociale. Un système fondé par les résistants au sortir de la guerre pour vivre mieux et plus longtemps.

 

LES ORDONNANCES C’EST LA FIN :

DES REGLES COMMUNES ENCADRANT LE CONTRAT DE TRAVAIL

La durée de la période d’essai, le nombre de renouvellement d’un CDD avant transfert obligatoire en CDI ou la limitation du recours à l’intérim, tout cela était encadré par la loi pour éviter que ne se généralise le recours à des contrats précaires. Avec Macron, c’est fini, chaque branche pourra fixer ses propres règles et, par exemple, généraliser les périodes d’essai à rallonge, ou encore le recours à un CDI de chantier, s’arrêtant du jour au lendemain, sans prime de précarité ni indemnités de licenciement. Là où les salariés seront les moins bien organisés/représentés que la précarité augmentera le plus.

 

DES TRANSFERTS DE CONTRAT LORS DES FUSIONS-ACQUISITIONS

Le Code du travail oblige des investisseurs qui rachètent une entreprise à transférer le contrat de travail des salarié·e·s qui la composent. Se protéger de la voracité des fonds d’investissement dans l’environnement actuel est une nécessité absolue. Mais cela nous protège aussi d’actionnaires qui rachètent leur propre entreprise afin de s’endetter pour licencier plus facilement. Une pratique récurrente. Avec Macron, plus aucune obligation de transférer les contrats des salarié·e·s au moment du rachat.

 

 

Défense du Code du Travail

et de nos droits

TOUS en grève le 12 SEPTEMBRE !

 

Le 23 août, le Gouvernement a dévoilé en grande partie les ordonnances visant à contre-réformer le droit du travail. Voici notre analyse et les impacts prévisibles sur VOS conditions de travail :

  • Généraliser l’inversion de la hiérarchie des normes pour autoriser des dérogations au Code du Travail entreprise par entreprise : Ainsi, votre contrat de travail pourra être modifié par accord d’entreprise sur des sujets essentiels tels que le salaire, les primes, le temps de travail,… Votre refus sera considéré comme un motif justifiant le licenciement.
  • Faciliter et accélérer les procédures de licenciements individuels et collectifs.
  • Diminuer les possibilités de recours des salariés et plafonner leurs indemnités : Le but est de décourager les salariés de faire valoir leurs droits en justice.
  • Réduire drastiquement le nombre de représentants du personnel et leurs moyens d’action en fusionnant les instances : Les mandats (CE, DP, CHSCT,…) seront concentrés sur un nombre limité d’élus. En cumulant les réunions, ceux-ci auront moins de temps pour être sur le terrain et prendre connaissance de vos difficultés.
  • Assouplir l’usage du CDD et développer le contrat de chantier (CDI de mission conclu pour la durée d’un projet) : Directement applicable dans notre secteur pour lequel les technologies évoluent très vite et les compétences deviennent vite obsolètes, cette mesure précarisera le travail de tous, en particulier dès la quarantaine passée.
  • Elargir le travail de nuit sans majoration de salaire, …

Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui le Code du Travail protège 100% des 18 millions de salariés du privé de la dégradation illimitée de ses conditions de travail et de rémunération.

De plus selon l’INSEE, l’OCDE et l’OIT, il n’existe aucune relation entre le niveau de protection de l’emploi assuré par le Code du Travail et le niveau du chômage. D’après une enquête de l’INSEE, sur 10 000 patrons interrogés, seuls 18% affirment que le Code du Travail est un frein à l’embauche. Pourtant, c’est au nom de ce mythe éculé que le gouvernement s’apprête à détruire le Code du Travail et les Conventions Collectives de branche qui protègent 93% des salariés du privé.

De plus, les petites et moyennes entreprises n’ont ni l’envie ni les compétences pour négocier des accords d’entreprise, raison pour laquelle cette charge était jusque-là dévolue aux branches.

Les choses sont claires, après la Loi Travail de Hollande/Valls/El Khomri, la nouvelle Loi Travail XXL de Macron/Philippe/Pénicaud entend élargir considérablement les domaines où les entreprises peuvent appliquer des dispositions moins favorables aux salariés que le Code du Travail et les Conventions Collectives. Pour autant d’entreprises, il y aura autant de règles différentes !

 

Abrogation de la loi Travail du Gouvernement Hollande/Valls !

RETRAIT des ordonnances Macron ! RETRAIT de la loi Travail XXL !

Tous en grève et en manifestation le #12septembre !

Contrairement à ce que déclare le gouvernement, relayé par des journalistes aux ordres, le mouvement de rejet de la LOI TRAVAIL, dite El Khomri, est loin de s’essouffler. Il s’amplifie même avec le développement d’actions de grèves reconductibles dans de nombreux secteurs s’accompagnant parfois de blocage de sites et/ou de routes.

Face à cette forte opposition et à la montée des protestations, le gouvernement décide de faire l’autruche et de renforcer la répression des manifestations en autorisant les violences policières.

Mais qui est responsable de la dégradation du climat social actuel qui engendre la colère et l’exaspération des salarié·e·s ? Qui est à l’origine de l’affaiblissement des garanties sociales qui a permis l’augmentation de la pauvreté et des inégalités en France ? Qui est responsable du climat particulièrement anxiogène de la peur de perdre son emploi ? Si ce ne sont les gouvernements, actuel et passés, représentants fidèles du grand-patronat ?

Il n’y a qu’à lire les injonctions de la Banque de France, de la BCE, de l’Union Européenne, du FMI à « réformer » la France ou encore lire le soutient du Wall Street Journal pour s’en convaincre !

Sous le fard de la « modernisation », c’est l’appauvrissement et la précarité des salarié·e·s qu’ils mettent en place.

Il est plus que temps que ceux-ci entendent la voix de celles et ceux qui créent réellement les richesses de notre pays : les salarié·e·s.

Voilà pourquoi la CGT, avec FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL, appellent à la grève et à une manifestation nationale à Paris le 14 juin.

Rappelons-nous du CPE qui bien que voté par les deux assemblées, a été retiré par le Gouvernement de l’époque face à la mobilisation sociale. Faisons-en sorte que la Loi « El Khomri » suive le même chemin que celle sur le CPE : les oubliettes.

La victoire est à portée de main, elle dépendra de notre volonté collective à refuser cette situation de soumission au capital financier.

 

Mardi  14  juin  à  Paris

13h  Place  d’Italie

 

Pour Paris-Temple, un départ groupé est prévu, le rendez-vous est fixé à 12h30 devant l'agence (106 rue du Temple, Paris 3).

 


Contrairement à ce que déclare le gouvernement, relayé par des journalistes aux ordres, le mouvement de rejet de la LOI TRAVAIL, dite El Khomri, est loin de s’essouffler. Il s’amplifie même avec le développement d’actions de grèves reconductibles dans de nombreux secteurs s’accompagnant parfois de blocage de sites et/ou de routes.


L’application de l’article 49.3 est considérée par beaucoup comme un déni de démocratie, qui a scandalisé un grand nombre de salarié-e-s et a renforcé leur détermination à voir ce texte de loi retiré.


Face à cette forte opposition et à la montée des protestations, le gouvernement a décidé de faire l’autruche et de s’interroger, par la voix de son Premier Ministre, sur la pertinence des manifestations dans le contexte actuel.


Mais qui est responsable de la dégradation du climat social actuel qui engendre la colère, parfois violente, des salarié-e-s ? Qui est à l’origine de l’affaiblissement des garanties sociales qui a permis l’augmentation de la misère en France ? Qui est responsable du climat particulièrement anxiogène où beaucoup ont peur de perdre leur emploi ? Si ce n’est le MEDEF et le Gouvernement, actuel et passés.


Il est plus que temps que ceux-ci entendent la voix de celles et ceux qui créent réellement les richesses de notre pays. Voilà pourquoi la CGT, avec FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL, appellent à deux nouvelles journées de grève et de mobilisation les 26 mai et 14 juin. Avec l’organisation d’une manifestation nationale à Paris le 14 juin.


Nous ne devons pas baisser les bras. Rappelons-nous du CPE qui bien que voté par les deux assemblées, a été retiré par le Gouvernement de l’époque face à la mobilisation sociale.


Faisons-en sorte que la Loi El Khomri suive le même chemin que celle sur le CPE.


Mobilisons-nous partout et créons le rapport de force apte à nous faire entendre et respecter.


Pour le retrait du projet de loi « Travail »


TOUTES ET TOUS EN GREVE LE JEUDI 26 MAI

MANIFESTATION DANS TOUTES LES GRANDES VILLES

 

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